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Plus connu sous le nom populaire
de la Toque en raison de son ancienne toiture en forme de toque
pointue qui coiffa l'édifice du
XVIème siècle à 1903, il est un des
quatre donjons quadrangulaires français encore visibles
aujourd'hui. Les trois autres sont situés
à Beaugency, Loches et Montrichard. Ce donjon quadrangulaire situé dans le bourg de Chavroches a une particularité. Un des quatre angles est « rentrant », c'est à dire qu'il est formé de trois angles en forme de « W ». Cette particularité architecturale, m'a t'on dit, permet de rigidifier la tour. |
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La construction de la Toque fût entreprise par la famille des Humbaud d'Huriel. Le donjon n'était utilisé qu'à des fins militaires. C'est au XVème siècle, à la fin de la guerre de cent ans, que le donjon fût aménagé par Jean II de Brosse pour devenir un lieu habitable. Quatre tourelles sont construites et reliées par un mur d'enceinte. Le donjon est bâti dans le granit dur de la région ; il a une hauteur de 33 mètres ce qui correspond à 100 pieds. La légende veut que le seigneur possédant un château dont le donjon mesurait au moins 100 pieds de haut avait le droit de vie et de mort sur ses sujets. Au fur et à mesure des années et des changements de propriétaires, les dépendances du château et l'enceinte seront laissées à l'abandon. A partir de 1770 et jusqu'en 1845, les fossés seront comblés peu à peu en raison des fièvres mortelles qu'ils entraînaient. La commune acheta ce qui restait de l'ensemble en 1879 et le donjon fût classé monument historique en 1885. En 1903, d'importants travaux de restauration feront disparaître le toit à quatre pans. Il sera remplacé par une terrasse qui permet d'admirer le paysage après avoir monté les quelques 105 marches qui y mènent. Des quatre tours d'angle, deux ont été restaurées [1 - 2], deux ont disparu. Dépendant autrefois de
l'abbaye de Déols, Notre Dame d'Huriel
est un magnifique édifice roman du XIIème
siècle. Contemporaine de la Toque, elle est construite dans
le même granit. |
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Située aux confins de
trois départements et de trois régions, elle a
hérité des caractéristiques de
chacune. Les fenêtres sont encadrées par des
boudins qui retombent sur des colonnettes. Cet ornement est
représentatif de l'influence limousine. De
même, l'édifice est presque
entièrement entouré par un cordon de billettes (petits
rouleaux). |
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Les caractéristiques du Berry se retrouvent plus particulièrement dans l'existence d'étroits passages latéraux qui font communiquer la nef (allée principale) avec le transept. La longueur totale de l'édifice est de 45 mètres, la hauteur de la voûte de 12,50 mètres et la coupole culmine à 16 mètres. |
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Situé à côté de l'église, le prieuré dépendait également de l'abbaye de Déols. Il remonterait au début du XIIème siècle puisque l'on en retrouve la trace lointaine dans une bulle du pape Pascal II en 1115. Le monastère des
Déols fut
créé en l'an 917 par Ebbe de Déols,
héritier de Guillaume d'Aquitaine. Sous son influence, il
prospéra très rapidement et essaima une
très grande partie des églises prieurales du
Berry, Bourbonnais et de la Marche. |
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L'union de ce dernier avec Marguerite de Déols lui apporta
en plus des terres d'Huriel, celles de Boussac et de Sainte
Sévère. Mariage capital pour plus d'un titre
d'ailleurs puisqu'il fit passer la seigneurie d'Huriel en Bourbonnais
et non plus en Berry comme auparavant. |
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En se promenant dans le village
de Courtioux, au détour d'une rue, un panneau indique un
« pont romain du XVIIIème
siècle ». Un chemin sinueux et pentu nous emmene
sur les berges du ruisseau de Bartillat. Là, l'un
des rares ponts médiévaux conservés
dans la région enjambe majestueusement le cours d'eau. Il
est formé de deux arches ogivales de hauteur
différente. |
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Remerciements à la Municipalité d'Huriel pour m'avoir autorisé à utiliser les textes de leurs plaquettes d'informations, remerciements également à M. Bernard DUPLAIX pour la documentation et les renseignements fournis |
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